Aujourd’hui, l’ECOSITE de Vert-le-Grand regroupe différents outils de traitement et de valorisation des déchets tous exploités par SEMARDEL ou ses filiales :
- 2 lignes d’incinération d’une capacité totale de 220 000 tonnes par an avec production d’électricité à partir d’un groupe turbo-alternateur (GTA) ;
- un centre de tri de collecte sélective d’une capacité annuelle de 35 000 tonnes
- une plateforme de compostage de déchets végétaux et une unité de recyclage du bois d’une capacité totale de 65 000 tonnes par an ;
- un centre de stockage pour les autres déchets avec un tri sommaire en amont de quelques fractions (encombrants, certains déchets d’activités économiques) et une unité de valorisation énergétique du biogaz ; la capacité du centre s’élève à 220 000 tonnes par an auxquelles il convient de rajouter 40 000 tonnes de déchets inertes.
Ces outils permettent de répondre à l’ensemble des besoins de traitement du SIREDOM et l’activité économique de SEMARDEL permet d’ores et déjà de maîtriser les coûts de traitement au bénéfice du SIREDOM.
Toutefois, les évolutions dans le domaine de la gestion des déchets sont nombreuses et sous l’impulsion de Marc RAJADE, son directeur général depuis fin 2005, SEMARDEL se prépare dès maintenant pour contenir voire réduire les coûts de traitement tout en garantissant un haut niveau de protection de l’environnement et en favorisant l’évolution de ses personnels en fonction de leurs compétences et l’emploi.
Outre les actions de prévention qui visent à éviter la production de déchets, les Grenelles et le projet du PREDMA ont fixé des objectifs ambitieux en matière de valorisation matière et énergétique au détriment de l’enfouissement et de l’incinération classiques. La nouvelle fiscalité (TGAP) sur l’incinération et sur le stockage accompagne cette politique nationale.
Par ailleurs les mesures visant à protéger le climat devraient ultérieurement entraîner la mise en place d’une imposition sur les rejets atmosphériques, notamment ceux qui contribuent aux gaz à effet de serre dont, principalement, le dioxyde de carbone CO2.
- Ainsi, la construction en cours d’un centre de tri d’une capacité annuelle de 208 000 tonnes est destiné à accueillir les déchets des activités économiques, des encombrants et des D3E afin de renforcer la valorisation matière et d’en extraire une fraction à fort pouvoir calorifique, dénommée CSR (Combustible Solide de Récupération).
- L’utilisation de ce CSR dans une unité de gazéification dédiée va permettre de produire de l’énergie sous forme de la vapeur et d’eau surchauffée. L’eau surchauffée servira à alimenter le réseau de chaleur de l’agglomération voisine d’Evry-Centre Essonne. L’unité dédiée repose sur le principe de la pyrogazéification, c'est-à-dire de la production d’un gaz synthétique – appelé syngaz – à partir des chaînes carbonées contenues dans le CSR. L’avantage de la pyrogazéification réside dans le fait qu’elle ne génère, en elle-même, aucun échappement à l’atmosphère, contrairement à l’incinération dont les fumées suscitent le rejet sociétal. De surcroît, la combustion du syngaz en chaudière génère un CO2 plus facilement captable permettant ainsi d’anticiper les prochaines évolutions inhérentes à la protection du climat.
- Si les solutions biologiques paraissent séduisantes tant elles sont à la mode, il convient de ne pas perdre de vue les difficultés techniques inhérentes à la méthanisation ou au compostage d’une matière aussi hétérogène qu’est l’ordure ménagère. En revanche, les procédés sont totalement éprouvés sur des mono-produits : le compostage des déchets végétaux combiné au recyclage du bois est une solution pertinente qui s’inscrit pleinement dans les orientations du PREDMA. De même, la méthanisation des déchets des industries agro-alimentaires, des collectes spécifiques ou de l’activité agricole constitue une solution efficiente.
C’est précisément la raison pour laquelle SEMARDEL projette la réalisation d’une unité de méthanisation destinée aux biodéchets organiques.
Enfin, d’un point de vue environnemental et sans tenir compte de la valorisation du compost, la méthanisation telle qu’elle est envisagée sur l’ECOSITE permettra de produire d’une part, des engrais naturels qui viendront en substitution des engrais chimiques utilisés en agriculture, et d’autre part, du biogaz qui pourra être injecté dans le réseau et/ou être converti en carburant automobile pour faire fonctionner des flottes de véhicules.
- L’ensemble de ces équipements génèrent en bout de ligne des déchets (refus de tri et de valorisation) qu’il convient de traiter. Le stockage en CSDND constitue la solution appropriée pour cette fraction. En intégrant le bénéfice des différentes étapes de valorisation sur la production de déchets ultimes, les besoins résiduels s’élèvent à 350 000 tonnes pour le seul département de l’Essonne alors même que le projet du PREDMA prône un rééquilibrage géographique des capacités de stockage entre le Nord Est très bien doté (plus de 2,5 millions de tonnes, soit >70% des capacités régionales) et le Sud Ouest très dépourvu (15% des capacités régionales seulement).
La demande de SEMARDEL portera donc sur une quantité de 350 000 tonnes. Ce centre est indispensable car il constitue un outil de régulation technique nécessaire dans tout dispositif de cette envergure. Sa gestion désormais éprouvée en mode bioréacteur apporte les résultats les plus satisfaisants au regard de la protection environnementale. Enfin, il permet de garantir un équilibre financier global.
La réalisation de ces investissements pour la période 2010-2015 constitue la première phase de croissance du groupe SEMARDEL telle que l’a soutenue Marc RAJADE et le comité de développement. D’autres suivront comme la fabrication d’hydrogène, la conversion du méthane, la captation du CO2, la valorisation du CO2, la fabrication de combustibles liquides, la valorisation mécanique de la chaleur résiduelle, etc.
Tous ces projets participent au développement du rayonnement de SEMARDEL par sa volonté de devenir le modèle de référence auprès des collectivités locales françaises en matière de traitement et de valorisation des déchets sur les plans environnemental, économique et humain.